Au début des années 1990, les
pays leader en génétique (USA, Australie, Royaume-Uni)
proposaient aux unités de sélection françaises d’accéder aux
nouvelles techniques (FIV, Clonage, sexage…) en transférant
leur savoir-faire (achat de brevets…).
Au moment où la génétique française
confortait ses bons résultats et entrait dans une phase de
développement de ses exportations, il était indispensable de
combler les retards dans ce domaine pour préserver l’indépendance
technologique de la France et assurer la maîtrise du progrès
génétique des cheptels lait et viande.
Tous les travaux sont conduits dans le
laboratoire UNCEIA de Maisons-Alfort sur la base d’un double
partenariat : avec l’INRA et les partenaires industriels, avec
le réseau de laboratoires des coopératives d’insémination et
leurs équipes de transfert embryonnaire.
Un premier programme 1991-1995 de recherche
a été mené. Le programme 1996-2000 a eu les points suivants
pour objectifs :
1. Améliorer le rendement des techniques de
transfert embryonnaire et former le personnel de terrain,
2. Améliorer la technique de sexage afin de
la rendre économiquement viable,
3. Atteindre plus de 50% de gestation lors
de l’utilisation de la technique FIV à partir d’embryons
congelés et améliorer le rendement des collectes d’embryons
par session,
4.Vaincre les difficultés techniques liées
au transfert de noyaux et à la conservation des embryons donneurs
dans le cadre du clonage.
L'excellent article de Monsieur Patrice
HUMBLOT intitulé "Les biotechnologies de la reproduction,
répondre aux choix de demain" paru
dans BTIA de juin 2001 synthétise et met en perspective les
travaux menés.
Il est à noté que les résultats
détaillés des travaux sont confidentiels.