FICHE  TECHNIQUE

Espèce :

Bovin

Catégorie :

Qualité - Mesure de la Qualité

Titre:

mise au point d'un système de prévision non invasif de la durée de maturation des viandes bovines

Mots clés:

INTERBEV, capteur, maturation, tendreté, bovin

Source(s):

INRA

Auteur(s) :

Jean Louis DAMEZ

Travail :

Clos

Date de fin des travaux

Juin 2002

Programme :

OFIVAL 2000

Résumé :

La tendreté est le premier critère retenu par les consommateurs pour qualifier une viande de qualité. Or cette caractéristique s’acquiert après l’abattage, lors de la maturation de la viande. Pour des raisons économiques, les industriels souhaitent raccourcir le temps de maturation et doivent donc trouver un compromis entre une qualité satisfaisante et des coûts raisonnables. Il n’existe pas à l’heure actuelle de capteurs industriels permettant de mesurer l’évolution de la maturation de la viande.

L’objectif de cette recherche était d’étudier la relation entre les propriétés électriques des fibres musculaires et leur résistance mécanique pendant la maturation, ceci afin d’optimiser les temps de maturation.

En janvier 1995, un projet de recherche intitulé " Etude de faisabilité d’un capteur permettant la mesure de l’état de maturation de la viande bovine en environnement industriel " a été initié par l’INRA de THEIX en collaboration avec la société SOVIBA et avec le soutien financier de l’OFIVAL et d’INTERBEV. Cette étude avait montré que l’évolution post-mortem de l’impédance électrique permettrait de prédire le temps de maturation, et donc de gérer efficacement le stockage, et de commercialiser des viandes maturées ayant une tendreté optimale. Toutefois, la qualité de la prédiction est affectée par des phénomènes physico-chimiques dont les contributions restent à quantifier (objet du présent projet).

En effet, la viande est électriquement anisotrope, ce qui signifie que ses propriétés électriques changent selon la direction du champ électrique appliqué à l’échantillon. Cette caractéristique s’explique par la structure longitudinale de la viande : de longues cellules électrolytiques - les myofibres - entourées par une membrane qui se comporte comme un diélectrique (isolant). Pendant la phase de maturation surviennent des dégradations des protéines de liaisons qui produisent des ruptures structurales ainsi qu’une fragmentation des myofibrilles. Ainsi le caractère fortement anisotrope de la structure diminue, ce qui doit se traduire par une diminution de son anisotropie diélectrique. C’est cette diminution que les chercheurs souhaitent mesurer.

La finalité de ce projet a été de mettre au point un appareillage non-invasif, basé sur la mesure de l’impédance électrique, permettant de prédire de façon précoce la durée de maturation nécessaire à l’obtention de la tendreté optimale.

Le projet a comporté trois phases :

  1. Mesures des paramètres électriques et diélectriques des différents éléments du muscle pendant la cinétique de maturation,
  2. Constitution d’un modèle comportemental de ces éléments isolés et d’un modèle comportemental global,
  3. Application du modèle à la prévision précoce (j1 ou j2) de la "tendreté" de la viande en phase de maturation. En cas de succès, le modèle prévisionnel serait implanté dans un appareillage a priori similaire aux pH-métre couramment sur les carcasses utilisés en abattoirs.

RESULTATS :

Les résultats montrent qu’il existe une relation entre l’évolution des propriétés électriques post rigor de la viande et la résistance mécanique des fibres musculaires - même si les chercheurs ignorent encore si cette relation est directe ou indirecte. L’anisotropie diélectrique apparaît comme un paramètre potentiel pour évaluer l’état de maturation de la viande. Il existe en effet une relation linéaire entre l’anisotropie diélectrique de la viande et son état de maturation.

Cette approche, qui consiste à surveiller la maturation de la viande de bœuf via la décroissance de l’anisotropie électrique (mesure d’une évolution de structure) semble très originale. La sensibilité de la méthode de mesure doit encore être améliorée pour une intégration dans un capteur de contrôle utilisable en site industriel.

Cette action a été cofinancée par INTERBEV. Cette fiche de synthèse a été rédigée en partie grâce au résumé élaboré dans le cadre du Projet Aliment Recherche.

CONTACT :

Jacques LEPETIT

INRA

Station de Recherches sur la Viande

63122 SAINT GENES CHAMPANELLE

Tél. : 04 73 62 40 00

Fax : 04 73 62 42 68

lepetit@clermont.inra.fr 

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Anne Perraut - Responsable Projet Aliment Recherche

INRA/CRIAA – 4, rue de Stang Vihan – 29000 QUIMPER

Tél. : 02 98 95 60 28 – Fax : 02 98 95 60 42 – perraut@rennes.inra.fr 

Aliment Recherche est une initiative de 5 organismes de recherche publics :

INRA, AFSSA, CEMAGREF, CIRAD et IFREMER

N° réf. :536

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