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L'un des grands changements dans les
pratiques d'élevage porcin de ces dernières
années a été l'utilisation de l'insémination artificielle, qui
a été adoptée par les
éleveurs dès que ses résultats de fertilité ont été
similaires à ceux obtenus en
monte naturelle.
La rentabilité de l'élevage
porcin reste dépendante d'une parfaite maîtrise des techniques
d'élevage et en particulier de reproduction. En effet, la
performance des ateliers de
maternité, représentée par le nombre de porcs produits par
truie par an, est l'un des
paramètres les plus importants pour assurer la rentabilité de
ces ateliers. Cette performance est directement liée à la
fertilité des truies, elle-même
dépendante de la qualité de la semence utilisée.
Les semences des porcs
reproducteurs sont vérifiées avant leur utilisation en insémination
artificielle. Actuellement, la qualité de la semence consiste en
une expertise visuelle, au
microscope, des spermatozoïdes.
Aucune méthode instrumentale et
objective pour évaluer a priori le pouvoir fécondant
des semences n'est disponible. Seule la détermination du taux de mise
bas des femelles et du nombre de porcelets par portée permet de connaître
a posteriori la fertilité de l'éjaculat utilisé, soit après 4
mois. Une méthode d'analyse in
vitro de la semence qui permettrait de prédire le pouvoir fécondant
d'un éjaculat aurait pour avantage :
- D'améliorer la fertilité dans
les élevages en éliminant les variations liées aux mâles,
- De permettre aux centres
d'insémination de contrôler la fertilité d'un reproducteur
avant la diffusion de la semence et en cours de production,
- D'intégrer la fertilité d'un
éjaculat dans une démarche d'assurance qualité auprès
des éleveurs.
Sur la base de l'analyse des
spermatozoïdes et du plasma séminal, de nombreuses
voies de recherches sont envisageables. L'UNCEIA a démarré depuis
1996, avec l'INRA et le CNRS, un programme de recherche de méthodes
de mesures d'indicateurs des points clés dans les étapes du processus
de fécondation, dont l'efficacité quant à la prédiction du
pouvoir fécondant reste à
confirmer à plus grande échelle sur le terrain :
- Le test de la résistance
osmotique des spermatozoïdes (bien avancé),
- Le test de l'intégrité de
l'acrosome (bien avancé),
- Le suivi d'autres paramètres
(encore à l'étude) : fixation
de la zone pellucide, protéines membranaires et fécondation in
vitro.
Le présent projet a donc trois
phases :
1. Finaliser la mise au point des
techniques d'analyse du spermatozoïde,
2. Déterminer la variabilité des
caractéristiques entre éjaculats issus de collectes
différentes pour un même verrat et entre verrats,
3. Recherche de corrélation entre
les nouveaux paramètres (mesurés par les nouvelles
techniques d'analyse) et la fertilité.
A l'issue du projet, une
combinaison de tests simples pourrait prédire in vitro la fertilité
des semences de verrats avant leur diffusion par insémination artificielle.
Les résultats de ces tests seraient intégrés dans les
démarches qualités des
fournisseurs de semence et la génétique porcine française s'améliorerait
via une accélération de la vitesse de diffusion du progrès génétique.
Contact : X. DRUART –
Services techniques de l'UNCEIA – 13, rue Joüet – BP 65
– 94703 MAISONS-ALFORT
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