FICHE  TECHNIQUE

Espèce :

Veau

Catégorie :

Bien-être

Titre:

Enquête sur l'état des lieux en matière de transport de longue durée des jeunes veaux : étude des flux.

Mots clés:

bovin bien-être transport veaux

Source(s):

INSTITUT DE L'ELEVAGE

Auteur(s) :

A. BRULE
 J. LUCBERT
 J.M. CHUPIN
A. LE GALL

Travail :

Clos

Date de fin des travaux

Juin 2003

Programme :

OFIVAL 2001

 

 

Résumé :

 

(Extrait du rapport de l'Institut de l'Elevage)

INTRODUCTION 

Le transport des animaux vivants est une phase indispensable au cours de l’élevage des animaux de ferme, mais qui a souvent tendance à être mal considérée par le grand public. Sous la pression des associations de protection animale et dans un contexte où l’opinion publique s’intéresse de plus en plus aux conditions d’élevage des animaux destinés à la consommation humaine, l’Union Européenne affiche, depuis quelques années, une forte volonté d’assurer le bien-être des animaux de ferme en toutes circonstances, y compris pendant le transport. La réglementation sur le transport d’animaux vivants a ainsi beaucoup évolué depuis la directive 91/628/CEE qui établissait les dispositions générales en matière de protection des animaux en cours de transport. Depuis la publication de cette Directive des évolutions réglementaires ont été régulièrement réalisées et un projet de règlement global est en discussion depuis plusieurs mois.

Dans ce contexte et sachant que le transport des jeunes veaux, dits de " 8 jours " est une phase à forte incidence pour l’élevage des veaux de boucherie dont l’état à l’entrée dans les bâtiments d’engraissement est déterminant pour un bon démarrage des animaux INTERBEV et l’OFIVAL ont demandé à l’Institut de l’Elevage de faire une étude sur les conditions de transport actuelles des veaux de " 8 jours " et sur l’impact du transport et de l’état des veaux à l’arrivée en atelier d’engraissement sur leurs performances ultérieures.

Cette étude se décompose donc en trois parties principales :

- L’étude du contexte actuel (marché du veau, aspects réglementaires),

- L’étude des flux des veaux (qualification et quantification des flux de veaux sur le territoire et entre pays) et des conditions de transport rencontrées (qualification des flux de veaux, aménagement des bétaillères…), par le biais d’une enquête réalisée auprès des principales structures intervenant dans le transport des veaux de " 8 jours " : les marchés, les commerçants, les intégrateurs, les centres de tri, les transporteurs.

- L’étude à la station expérimentale " veaux de boucherie " du Rheu des conséquences de l’état des veaux à l’arrivée sur leurs performances en atelier d’engraissement.

DISCUSSION - CONCLUSION 

L’enquête réalisée auprès des opérateurs de la filière a permis de décrire et de mieux comprendre la complexité des flux de veaux de boucherie.

Les veaux issus de l’Ouest de la France sont en moyenne transportés à l’âge de 14 jours, tandis que les veaux issus des zones Centre et Massif Central sont transportés plus tard en moyenne à l’âge de 30 jours, souvent vers l’Italie et l’Espagne. Ainsi en Bretagne, 57 % des veaux quittent leurs lieux de naissance avant 14 jours. Or les évolutions réglementaires s’orientent de plus en plus vers une interdiction de transport avant l’âge de deux semaines. Une telle limitation d’âge auraient des conséquences très importantes sur le fonctionnement de la production de veaux de boucherie (problèmes d’adaptation lors de l’arrivée en engraissement…) et sur le fonctionnement de la filière lait (organisation des structures pour conserver les jeunes veaux plus longtemps…).

Les marchés aux veaux connaissent un déclin important. Ce déclin avait débuté avant les récentes crises sanitaires mais il a été considérablement accentué par les épisodes d’ESB et de fièvres aphteuses de 2001. Certains marchés s’adaptent à la demande générale de réduire les durées de transport des veaux (du naisseur à l’engraisseur) en permettant aux intégrateurs d’alloter directement leurs animaux sur le marché pour les envoyer en élevages sans passer par un centre de tri. Parallèlement au déclin des marchés aux veaux, de plus en plus de veaux passent par les centres de tris des gros commerçants et des intégrateurs. Le but est toujours de limiter la durée du transport et le nombre d’arrêts avec déchargement et ré-embarquement des animaux. Les professionnels réalisent un effort de renouvellement de leur parc de bétaillères. La plupart des structures concernées par le transport de plus de 8 heures s’équipe de bétaillères conformes à la réglementation en vigueur. Les professionnels souhaiteraient par contre disposer de conseils pratiques pour s’adapter au mieux aux décisions réglementaires, surtout en ce qui concerne les systèmes de ventilation des véhicules et l’abreuvement des animaux au cours de la pause (pendant des transports de plus de 8 heures) et pendant leurs arrêts. En effet les systèmes de ventilation, même s’ils existent généralement sur ces véhicules, ne sont pas toujours utilisés et quand ils le sont, ils ne sont pas toujours utilisés de façon efficace. Les systèmes d’abreuvement sont également généralement existant (sous forme de pipettes ou d’abreuvoirs) mais ne sont jamais utilisés en cours de transport pour les petits veaux car donner de l’eau à ce type d’animaux en cours de transport leur serait préjudiciable.

L’étude expérimentale menée à la station du Rheu a permis de mieux comprendre les facteurs qui conditionnent l’état des veaux à l’arrivée en atelier d’engraissement et l’impact ultérieur de cet état.

L’éloignement entre l’élevage naisseur et l’élevage engraisseur semble présenter une incidence négative sur la croissance des animaux et leur résistance aux pathologies plus que la jeunesse à l’arrivée des animaux dans l’élevage d’engraissement. Plus l’animal arrive fatigué dans l’élevage engraisseur et plus il semble susceptible de développer des pathologies. Or, la fatigue est liée à la durée du transport mais surtout aux nombres d’arrêts avec déchargements et ré-embarquements des animaux. Il semble donc important d’essayer de limiter les distances parcourues avant l’arrivée en engraissement. Ceci n’est pas toujours facile étant donné que le marché du veau de boucherie est très fluctuant (disponibilité en petits veaux très variable au cours de l’année, consommation variable également en fonction des saisons…).

SOMMAIRE DU RAPPORT 

I. INTRODUCTION 

II. LE CONTEXTE ACTUEL 

1. Un marché dynamique 

2. Une réglementation en évolution 

III. ENQUÊTE SUR LE TRANSPORT DES VEAUX 

A. Les conditions de transport des veaux 

1. Les flux de veaux : 

a) Les circuits : de l’élevage naisseur à l’atelier d’engraissement 

(1) Des circuits différents en fonction des intégrateurs, des régions et des types de veaux 

(2) Les élevages naisseurs : des pratiques différentes en fonction de la période de l’année et du type de veau 

(3) Les commerçants : des pratiques différentes en fonction des régions et de la taille de l’entreprise 

(a) Les gros commerçants 

(b) Les petits commerçants, 

(4) Les marchés, un déclin amorcé avant la crise de 2001 

2. L’aménagement des bétaillères 

IV. ETUDE SUR LES CONSÉQUENCES DU TRANSPORT DES VEAUX DE 8 JOURS SUR LEUR ÉTAT À L’ARRIVÉE EN ENGRAISSEMENT 

A. Matériel et méthodes 

1. Matériel 

a) Les animaux 

b) Les lieux d’étude : 

2. Méthodes 

B. Résultats et discussion 

1. Les paramètres physiologiques : 

a) L’état nutritionnel des veaux 

b) L’état d’hydratation des veaux 

c) L’état de fatigue des veaux 

d) Le stress 

2. Les paramètres sanitaires : 

3. Les paramètres zootechniques : 

4. Comparaison entre les paramètres mesurés 

V. DISCUSSION - CONCLUSION 

Références bibliographiques 

Textes réglementaires

 

Cette action est cofinancée par INTERBEV.

Pour tout complément d'information, contacter les auteurs à l'Institut de l'Elevage.

N° réf. :601

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