Les tests de matériels
réalisés par l'ITP en Stations expérimentales montraient que le
tatouage des porcelets au sevrage à l'aide de pistolets
pneumatiques à encrage automatique était possible avec une bonne
lisibilité du tatouage à l'abattoir.
Sur les 100 à 150 pistolets actuellement en
élevages, quelques utilisateurs particulièrement mécontents du
système l'ont abandonné, concluant que ce dernier n'était pas
opérationnel.
Fin 2002 début 2003, en collaboration avec
les distributeurs des pistolets pneumatiques, l'ITP a réalisé
une enquête dans les élevages pour connaître :
- les conditions d'utilisation du matériel,
- le degré de satisfaction du responsable
de l'élevage,
- mesurer les performances des compresseurs
d'air utilisés.
Les résultats de cette enquête mettent en
évidence :
- que les deux pistolets utilisés ont
quelques défauts de jeunesse : casse du Silent-Block pour le
TATOU, et casse de la tête d'écriture pour le KOBIMARK,
- qu'un système pneumatique ne fonctionne
correctement qu'en respectant le mode d'emploi du constructeur,
- que l'encadrement des utilisateurs n'est
pas fait correctement, ni par les constructeurs, ni par les
groupements,
- que les compresseurs d'air dans les
élevages ne sont pas utilisés correctement :
- Purge d'eau et nettoyage des filtres
d'air entrant non réalisés
- Manomètres trop optimistes
- Régulateurs de pression mal utilisés et
peut être de débit insuffisant
- Section des tuyaux parfois
insuffisante entraînant d'énormes pertes de charge dans le
circuit
- Nettoyage parfois insuffisant
Néanmoins, les éleveurs utilisateurs
réguliers sont majoritairement satisfaits du système,
considéré comme un progrès par rapport à la frappe : stress
moindre pour les porcelets, moins de risques d'oublis de marquage
lorsque ce dernier est réalisé au cours d'une manipulation etc.
Cependant quelques éleveurs n'ont pas su (encadrement
insuffisant), n'ont pas pu (compresseur mal réglé) ou n'ont pas
voulu (salissures des bâtiments etc.) mettre en œuvre cette
nouvelle technique,
En juin 2003, en ce qui concerne le tatouage
des porcelets au sevrage à l'aide de pistolets pneumatiques à
encrage automatique, les perspectives de développement de la
technique se résument à la question suivante : les
agroéquipementiers qui ont déjà investit sur ce matériel
consentiront-ils à nouvelles recherches et à de nouveaux efforts
si le marché n'est pas dopé par des mesures incitant les
éleveurs à identifier leurs porcelets dès le sevrage ?