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Cette étude a eu
pour objectif d'évaluer différentes solutions techniques
développées en France en ce qui concerne le système de collecte
et la gestion de la traçabilité du sang. En parallèle, un bilan
de la qualité bactériologique du sang des différents systèmes
mis en place a été réalisé, selon les critères
microbiologiques auxquels doit répondre le sang à usage
alimentaire, fixés par l’annexe II de l’arrêté du 10
février 1984. De plus, un contrôle de l’efficacité du
nettoyage–désinfection des installations a été effectué, par
utilisation de boîtes contact et chiffonnettes ainsi qu’un
bilan de la chaîne du froid.
Les solutions
étudiées (6 situations) sont représentatives de la plupart des
situations en France bien que chaque entreprise possède ses
particularités et a en conséquence adapté plus ou moins les
procédés à son cas (besoins des clients, optimisation du
rendement de la collecte…). D'autre part, une rapide enquête
dans d'autres pays européens (Pays-Bas, Allemagne et Espagne) n'a
pas mis en évidence de système de collecte original par rapport
à ceux connus en France.
Faisant suite à la
Note de Service de la DGAL du 16 octobre 2000, le mode de collecte
de sang le plus répandu est le trocart (5 ateliers sur 6) par
lequel le sang est récolté par gravitation ou à l’aide de
pompe. Pour permettre la traçabilité par lot, la majorité des
abattoirs s’est équipée de cuves tampon (d’une capacité de
40 porcs pour 4 ateliers et 20 porcs dans 1 atelier). Dans un
atelier (atelier "C" dans l'étude) le système de
collecte et de traçabilité est individuel (1 sac par porc).
Les résultats
obtenus au niveau des cuves tampons et de la cuve de stockage du
sang alimentaire montrent que la totalité des prélèvements est
conforme aux critères de l’arrêté du 10 février 1984, pour
du sang manipulé. En revanche, au stade de la saignée, le sang
récolté n'est conforme aux critères microbiologiques fixés par
la législation que dans une faible majorité des cas de l'étude
(59 % des lots). En effet, les différents systèmes de collecte
mis en place, et donc les traitements subis par le sang, avant le
stockage en cuve du sang alimentaire ne sont pas neutres quant à
son niveau de contamination bactériologique. Dans certains
ateliers, le système est très polluant vis-à-vis du sang au
stade de la collecte (ateliers A et E). A contrario, les
résultats montrent également que la saignée au couteau permet
de récolter un sang de très bonne qualité en terme
bactériologique (atelier B).
Une autre piste
d'amélioration concerne le nettoyage-désinfection des surfaces.
Les notes obtenues sur boîtes contact montrent que les résultats
sont insuffisants dans tous les ateliers étudiés. La cuve de
sang alimentaire et les cuves tampons présentent des résultats
très insuffisants en boîte contact. Un nettoyage–désinfection
plus rigoureux de ces endroits critiques vis-à-vis de la qualité
bactériologique du sang permettrait une meilleure maîtrise du
niveau de contamination du sang collecté. Les différents
systèmes de collecte de sang alimentaire mis en place possèdent,
malgré le Nettoyage En Place (NEP), des lacunes au niveau du
nettoyage-désinfection comme le montrent les résultats des
chiffonnettes dans les canalisations. Le nettoyage-désinfection
des systèmes de collecte de sang est rendu difficile par la
complexité des outils mis en place (trocart, tamis, cuves tampon,
cuves de stockage, canalisations).
I l est
rappelé que seul un système de collecte du sang alimentaire
garantissant une qualité bactériologique maîtrisée permet une
valorisation commerciale auprès des entreprises de transformation
du sang.
Concernant la
chaîne du froid, dans la majorité des ateliers (B, D, E, F) le
sang alimentaire n’est réfrigéré que dans la cuve de stockage
avec agitateur, soit 40 à 45 minutes après la saignée. Le
faible volume de sang récolté permet d’atteindre rapidement
une température inférieure à 3°C exigée par la
réglementation. Les deux autres abattoirs (A et C) sont équipés
d’un échangeur thermique à eau glycolée avant la cuve de
stockage du sang alimentaire, le sang atteint également en
quelques minutes 3°C. Le système de collecte avec un
conditionnement individuel en sac plastique et une réfrigération
rapide permet de garantir une qualité bactériologique optimum du
sang alimentaire (atelier C).
Enfin, dans tous
les ateliers étudiés, le système de traçabilité fonctionne et
le sang d’animaux impropres à la consommation humaine, ou
suspectés comme tels, suit un circuit différent du sang
alimentaire après l’inspection post-mortem.
SOMMAIRE
DE L'ETUDE
Résumé (p3)
Introduction (p5)
1. Matériel et Méthode (p5)
1.1. Bilan de la qualité
bactériologique du sang selon le système de collecte (p5)
1.2. Contrôle du
nettoyage-désinfection des installations et suivi de la chaîne
du froid (p6)
2. Les installations étudiées
(p7)
2.1. Le système de collecte (p10)
2.2. Système de transfert et
traçabilité (p10)
2.3. Le système de réfrigération
(p11)
3. Qualité bactériologique du
sang (p12)
3.1. A la saignée (p12)
3.2. Dans les bacs tampons (p14)
3.3. Dans la cuve de stockage (p16)
4. Nettoyage-désinfection et
chaîne du froid (p18)
4.1. Résultats des contrôles
bactériologiques du nettoyage-désinfection (p18)
4.2. Réfrigération et chaîne du
froid (p21)
Conclusion (p23)
*************
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