FICHE  TECHNIQUE

Espèce : Porcin

Catégorie :

Valorisation
 du sang

Titre:

Système de collecte et de traçabilité du sang.

Mots clés:

abattoir sang hygiène traçabilité

Source(s):

ITP 

Auteur(s) :

Alain LE ROUX, 
Patrick CHEVILLON,
Stéphanie de MONTZEY

Travail :

clos

Date de fin des travaux

11/06/2003

Programme :

OFIVAL 2001

Résumé :

Cette étude a eu pour objectif d'évaluer différentes solutions techniques développées en France en ce qui concerne le système de collecte et la gestion de la traçabilité du sang. En parallèle, un bilan de la qualité bactériologique du sang des différents systèmes mis en place a été réalisé, selon les critères microbiologiques auxquels doit répondre le sang à usage alimentaire, fixés par l’annexe II de l’arrêté du 10 février 1984. De plus, un contrôle de l’efficacité du nettoyage–désinfection des installations a été effectué, par utilisation de boîtes contact et chiffonnettes ainsi qu’un bilan de la chaîne du froid.

Les solutions étudiées (6 situations) sont représentatives de la plupart des situations en France bien que chaque entreprise possède ses particularités et a en conséquence adapté plus ou moins les procédés à son cas (besoins des clients, optimisation du rendement de la collecte…). D'autre part, une rapide enquête dans d'autres pays européens (Pays-Bas, Allemagne et Espagne) n'a pas mis en évidence de système de collecte original par rapport à ceux connus en France.

Faisant suite à la Note de Service de la DGAL du 16 octobre 2000, le mode de collecte de sang le plus répandu est le trocart (5 ateliers sur 6) par lequel le sang est récolté par gravitation ou à l’aide de pompe. Pour permettre la traçabilité par lot, la majorité des abattoirs s’est équipée de cuves tampon (d’une capacité de 40 porcs pour 4 ateliers et 20 porcs dans 1 atelier). Dans un atelier (atelier "C" dans l'étude) le système de collecte et de traçabilité est individuel (1 sac par porc).

Les résultats obtenus au niveau des cuves tampons et de la cuve de stockage du sang alimentaire montrent que la totalité des prélèvements est conforme aux critères de l’arrêté du 10 février 1984, pour du sang manipulé. En revanche, au stade de la saignée, le sang récolté n'est conforme aux critères microbiologiques fixés par la législation que dans une faible majorité des cas de l'étude (59 % des lots). En effet, les différents systèmes de collecte mis en place, et donc les traitements subis par le sang, avant le stockage en cuve du sang alimentaire ne sont pas neutres quant à son niveau de contamination bactériologique. Dans certains ateliers, le système est très polluant vis-à-vis du sang au stade de la collecte (ateliers A et E). A contrario, les résultats montrent également que la saignée au couteau permet de récolter un sang de très bonne qualité en terme bactériologique (atelier B).

Une autre piste d'amélioration concerne le nettoyage-désinfection des surfaces. Les notes obtenues sur boîtes contact montrent que les résultats sont insuffisants dans tous les ateliers étudiés. La cuve de sang alimentaire et les cuves tampons présentent des résultats très insuffisants en boîte contact. Un nettoyage–désinfection plus rigoureux de ces endroits critiques vis-à-vis de la qualité bactériologique du sang permettrait une meilleure maîtrise du niveau de contamination du sang collecté. Les différents systèmes de collecte de sang alimentaire mis en place possèdent, malgré le Nettoyage En Place (NEP), des lacunes au niveau du nettoyage-désinfection comme le montrent les résultats des chiffonnettes dans les canalisations. Le nettoyage-désinfection des systèmes de collecte de sang est rendu difficile par la complexité des outils mis en place (trocart, tamis, cuves tampon, cuves de stockage, canalisations).

Il est rappelé que seul un système de collecte du sang alimentaire garantissant une qualité bactériologique maîtrisée permet une valorisation commerciale auprès des entreprises de transformation du sang.

Concernant la chaîne du froid, dans la majorité des ateliers (B, D, E, F) le sang alimentaire n’est réfrigéré que dans la cuve de stockage avec agitateur, soit 40 à 45 minutes après la saignée. Le faible volume de sang récolté permet d’atteindre rapidement une température inférieure à 3°C exigée par la réglementation. Les deux autres abattoirs (A et C) sont équipés d’un échangeur thermique à eau glycolée avant la cuve de stockage du sang alimentaire, le sang atteint également en quelques minutes 3°C. Le système de collecte avec un conditionnement individuel en sac plastique et une réfrigération rapide permet de garantir une qualité bactériologique optimum du sang alimentaire (atelier C).

Enfin, dans tous les ateliers étudiés, le système de traçabilité fonctionne et le sang d’animaux impropres à la consommation humaine, ou suspectés comme tels, suit un circuit différent du sang alimentaire après l’inspection post-mortem.

SOMMAIRE DE L'ETUDE

Résumé (p3)

Introduction (p5)

1. Matériel et Méthode (p5)

1.1. Bilan de la qualité bactériologique du sang selon le système de collecte (p5)

1.2. Contrôle du nettoyage-désinfection des installations et suivi de la chaîne du froid (p6)

2. Les installations étudiées (p7)

2.1. Le système de collecte (p10)

2.2. Système de transfert et traçabilité (p10)

2.3. Le système de réfrigération (p11)

3. Qualité bactériologique du sang (p12)

3.1. A la saignée (p12)

3.2. Dans les bacs tampons (p14)

3.3. Dans la cuve de stockage (p16)

4. Nettoyage-désinfection et chaîne du froid (p18)

4.1. Résultats des contrôles bactériologiques du nettoyage-désinfection (p18)

4.2. Réfrigération et chaîne du froid (p21)

Conclusion (p23)

*************

Pour tout renseignement complémentaire, contacter l'ITP :

INSTITUT TECHNIQUE DU PORC

149, rue de Bercy
75 595 PARIS Cedex 12

Tel : 01.40.04.53.44
Fax : 01.40.04.53.77

Site : www.itp.asso.fr 

 

Système de collecte et traçabilité du sang dans les abattoirs de porcs français
Note de Synthèse  -  Etude

N° réf. :642

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