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Le contexte de crise aiguë dans
lequel s’est trouvé dernièrement la filière viande bovine a
très fortement amplifié la réflexion et les initiatives
concernant ce qu’il est convenu aujourd’hui d’appeler la
" vente directe ". Cette dernière consiste, pour l’éleveur,
à prendre en charge toute ou partie des étapes de
transformation/valorisation de sa production, pour mieux en vivre.
Mais se lancer dans ce nouveau mode
de commercialisation, c’est un peu partir à l’aventure : des
réflexions et apprentissages sont nécessaires dans de nombreux
domaines et beaucoup d’acteurs intéressés tâtonnent encore un
peu…
C’est la raison pour laquelle, l’Ofival
a récemment demandé à l’Institut de l’Elevage de conduire
un travail sur le sujet.
Le principal objectif poursuivi
consiste à faire un point des connaissances sur ce qu’il est
possible de dire à l’éleveur de la vente directe. Ceci est
abordé dans le présent document au travers de deux parties
complémentaires : l’une identifie les stratégies possibles
pour l’éleveur et leurs principales conséquences et l’autre
apporte des éléments plus techniques sur la qualité de la
viande et sa conservation.
Le premier aspect évoque notamment
les stratégies relatives au travail de la viande, avec
délégation ou non à un professionnel, les aspects économiques
liés à la rentabilité de la vente directe, les produits et
services proposés à la clientèle, les points importants à
prendre en compte dans le " cahier des charges " que se
fixe lui-même l’éleveur, la stratégie commerciale adoptée
vis à vis des clients, la politique de distribution retenue et
les aides auxquelles il faut penser au démarrage d’un projet.
La partie technique sur la qualité
a quant à elle pour but, d’aider l’agriculteur à mieux
connaître la viande. Il s’agit de lui fournir des éléments
lui permettant d’identifier certaines idées reçues et de
cerner l’impact relatif des différentes étapes de la filière
sur la qualité du produit final qu’est la viande.
Au delà de ces deux parties,
prioritairement destinées à l’éleveur, il apparaît
également utile d’analyser le contexte dans lequel se
développe la vente directe de viande bovine en France. Des
éléments d’information et de réflexion sont donc aussi
apportés, afin de prendre un peu de recul sur ce nouveau mode de
commercialisation. Il peuvent intéresser non seulement l’éleveur
désireux de se lancer en vente directe, mais aussi plus largement
les structures d’encadrement de l’élevage, administratives ou
professionnelles.
De fait, la vente directe de viande
bovine n’est pas sans poser problème au sein de la filière,
notamment à l’égard de la boucherie artisanale qu’elle tend
à concurrencer. Cette situation a conduit à la signature, début
2003, d’un accord interprofessionnel, pour maintenir les règles
d’une concurrence loyale entre opérateurs de la filière. Et
une étude a été dores et déjà commanditée par Interbev, pour
quantifier les abattages de bovins par les éleveurs. Ceci devrait
permettre de mieux connaître la réalité de la vente directe de
viande bovine dans le pays, sachant qu’il n’existe à ce jour
aucune statistique sur ce phénomène de société.
Pour tout renseignement
complémentaire, contactez l'Institut de l'Elevage.
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