La maîtrise de la qualité microbiologique
des produits demeure un axe majeur de la sécurité alimentaire
dont une part essentielle se joue à l'abattoir. Un guide
d'application de la méthode HACCP aux viandes bovine, ovine et
porcine a été élaboré par CERTIVIANDE dès 1994. Concernant la
1ère transformation, si les abatteurs de bovins et de porcins
disposent aujourd'hui d'un réel savoir-faire en terme d'HACCP, il
n'en est pas de même pour la plupart des abatteurs du secteur
ovin. Or, une décision communautaire (n° CE 2001/471) exige
qu'à échéance de juin 2002, tous les abattoirs soient dotés
d'un plan de nettoyage-désinfection et d'un plan de contrôle de
la qualité microbiologique de leurs carcasses.
La mise en œuvre de l'HACCP nécessite deux
préalables. En premier lieu, l'entreprise doit maîtriser et
contrôler les opérations de nettoyage-désinfection des locaux
et du matériel. Les procédures adoptées pour les secteurs bovin
et porcin sont utilisables en abattage d'ovins, par la formation
du personnel. En second lieu, l'entreprise doit disposer d'un plan
de contrôle de la qualité microbiologique des carcasses
abattues, cet outil permettant une surveillance de l'hygiène de
l'abattage.
La définition d'un tel plan en viande ovine
nécessite d'apporter des réponses aux points suivants :
- préciser sur les carcasses ovines, les
sites anatomiques qui, dans les conditions d'abattage rencontrées
sur l'hexagone, sont les plus représentatifs de la contamination
de la carcasse,
- quantifier les variabilités de
contamination, d'une part au sein de la même tuerie et d'autre
part d'une tuerie à une autre ; Ces éléments permettant
respectivement de préciser le nombre de carcasses à sonder par
contrôle, ainsi que la fréquence de contrôle,
- définir des règles permettant d'adapter
la pression de contrôle aux résultats enregistrés (allègement
de la fréquence en cas de bons résultats et, inversement,
renforcement des contrôles en cas d'un nombre de non conformités
jugé inacceptable).
Ce programme a permis d'acquérir les bases
techniques nécessaires à l'élaboration de ce plan de contrôle
à destination des opérateurs. Les sites de prélèvement ont
été définis et localisés. Il sosnt au nombre de 3 (peaucier,
pinte du sternum, poitrine) ainsi que le nombre de carcasses à
contrôler par tuerie : 5.
Les résultats microbiologiques sont
confidentiels et serviront à la rédaction d'un guide
méthodologique à destination des abatteurs.