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La réglementation oblige les
entreprises d'abattage-découpe de porc à procéder à un
contrôle régulier de l'hygiène notamment en réalisant des
contrôles microbiologiques sur les produits, qui permettent
d'évaluer l'efficacité des mesures préventives mises en œuvre
pour maîtriser l'hygiène et de détecter les dérives. Afin de
guider les professionnels dans cette démarche, un plan
d'autocontrôle microbiologique des carcasses et pièces de
découpe de porc a été élaboré en 1995 par l'ITP sous l'égide
de CERTIVIANDE. Un tel plan de contrôle standardisé a permis
depuis 1995 l'exploitation centralisée par l'ITP des résultats
d'autocontrôle d'entreprises différentes et la diffusion de
références. Les entreprises disposent ainsi de références pour
se situer ainsi que suivre leur évolution en matière d'hygiène.
En juin 2001, la décision
européenne 2001/471 CE rendant obligatoire la mise en place de l'HACCP
en abattoir a défini un plan de contrôle microbiologique des
carcasses en vue d'une application uniforme : méthodes de
prélèvements, flores, critères… y sont précisément
définis. Plusieurs éléments du plan de contrôle mis en place
par cette décision divergent des recommandations CERTIVIANDE.
Toutefois, l'article 2 de ce texte européen permet d'envisager
"d'autres procédures au moins équivalentes" et
autoriserait donc à trouver un compromis efficace et applicable
entre les exigences européennes et le plan Certiviande.
Le programme de travail de l'action
2002 a eu les objectifs suivants :
Volet n°1 :
Collecter les résultats d'autocontrôle 2001 réalisés en
abattage-découpe selon le plan CERTIVIANDE, diffuser les
références correspondantes et suivre la pertinence des critères
et les réviser si nécessaire
Volet n°2 :
Elaborer un plan de contrôle microbiologique des carcasses en
abattoir, efficace et applicable, compromis entre le plan
CERTIVIANDE et les exigences réglementaires européennes :
a) Elaboration d'un "nouveau
plan de contrôle" en collaboration avec les industriels d'abattage-découpe.
Ce nouveau plan doit :
- Rester proche du plan Certiviande
qui est appliqué par les entreprises depuis déjà cinq ans et
qui concerne les carcasses mais aussi la découpe, étape pour
laquelle il n'y a pas encore de législation sur les
autocontrôles microbiologiques ;
- Répondre aux exigences de la
décision 2001/471/CE ;
- Etre efficace, applicable et
économiquement supportable.
b) Réunions avec la DGAL pour
confronter ce "nouveau plan" aux exigences européennes
et examiner les possibilités d’application réglementaire.
Pour tout renseignement
complémentaire, contacter
l'ITP.
NB :
Pour ces raisons de confidentialité, seules les entreprises ayant
participé à l'enquête ont accès aux résultats du volet n°1de
l'étude.
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