La réalisation de produits
nouveaux à base de bœuf a pour but de valoriser les parties
difficilement valorisables, c’est-à-dire celles correspondant
au quartier avant, représenté par des muscles de catégorie
secondaire, c’est-à-dire plus ou moins gras et plutôt dur
(riches en collagène).
Ce développement passe par une
phase préalable de recherche visant à améliorer les
connaissances des aptitudes technologiques de ces différents
muscles. En effet, les différentes pièces du quartier avant
présentent une grande hétérogénéité en terme de tendreté,
de taux de matière grasse, de collagène mais aussi en terme de
propriétés technologiques. Or, la transformation de ces muscles
ne pourra se faire que si l’on a une parfaite connaissance de la
matière première sur laquelle on veut agir. En effet, on trouve
dans la littérature de nombreux travaux techniques sur les
muscles de l’arrière (étude de la composition, tendreté,
maturation, types de fibres, …) ou encore pour les muscles du
porc, mais ce n’est pas le cas, à de rares exceptions près,
pour les muscles de l’avant.
Une typologie des muscles de l’avant a
été réalisée en fonction, entre autres, de leurs
caractéristiques physico-chimiques et de leur aptitude à la
transformation dans le but d’établir une liste de produits
transformés réalisables (produit haché cuit, entier séché,
entier cuit, haché cru, fumé, …) pour chacun des muscles
caractérisés.
La caractérisation des muscles a permis de
les présélectionner en fonction du type de produit nouveau visé
et, ensuite, d’adapter et cerner la recette en fonction du
muscle.
Elle a fourni des informations essentielles
notamment sur les paramètres de transformation à adopter pour
chaque muscle (température de travail, température de cuisson,
salage, …).
Enfin, ces recherches ont permis de définir
des groupes de muscles homogènes sur le plan technologique et d’établir
ainsi une liste de muscles utilisables pour la fabrication d’un
produit donné.
Cette étude a fourni des informations
essentielles sur le type de muscle à utiliser pour un produit
donné et elle permettra d’adapter la recette en conséquence
(cuisson, ingrédients…).
1) Caractérisation des produits crus
a) caractérisation chimique :
Pour chaque pièce, ont été
déterminés :
- le taux de matière grasse,
- la teneur en collagène et en
protéines,
b) Caractérisation physique
Des analyses de texture ont été
réalisées également sur chaque pièce de l’avant, en
collaboration avec l'INRA de Theix.
2) Caractérisation des produits
transformés
Cette étape essentielle a permis d’observer
et de définir le comportement de chaque muscle lors de l’application
des procédés technologiques de transformation suivants :
saumurage, salage sel sec, cuisson, séchage, fumage, hachage –
mélange.
A l’issue de ces travaux, il est possible
de définir l’aptitude à la transformation de chaque pièce et
ce, en fonction des différents process étudiés.
Cependant, il n’est pas question, dans ce
projet, de mettre au point des recettes de produit pour chaque
type de pièce mais plus exactement de fournir des informations
sur les process de transformation qui sont envisageables muscle
par muscle.
VOIR AUSSI : communiqués
VIGIE VIANDE N°275 du 22/02/05 et N°322 du 30/05/05, synthèse
FINANCEMENTS :
Ce programme a été cofinancé par l'OFIVAL
et INTERBEV.
Pour plus d'informations, contacter l'ADIV.