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CONTEXTE
Les élevages de volailles avec parcours
extérieurs se développent pour répondre à un souci de qualité
et à une demande sociétale forte où la présence d'un parcours
est associée dans l'esprit du consommateur à la notion de
liberté et de bien être animal. Leur part dans la production
connaît ainsi une forte croissance, accentuée par les
évolutions des réglementations (Directive 99/74).
Cependant, contrairement aux élevages en
claustration où la maîtrise des pollutions liées aux
déjections passe par le respect d'un plan d'épandage, la
maîtrise de pollutions liées aux déjections avicoles sur
parcours reste un domaine encore peu étudié. Un premier
programme financé par l'ACTA/MAP et MESR portant sur
l'aménagement des parcours de poulets Label a ainsi été
réalisé en 2000-2002. Il a permis de mettre en évidence
l'intérêt de plantations sur le parcours pour favoriser la
diffusion des animaux dans l'espace. Cependant, même si leur
concentration diminue en zone frontale du parcours (de 0 à 10 m
devant les trappes du bâtiment), elle reste bien évidemment
largement supérieure à celle observée dans les autres zones. De
plus, l'effet des plantations, s'il est sensible sur le plan du
comportement de l'animal, est relativement imperceptible sur
d'autres paramètres comme les teneurs du sol en éléments
minéraux ou microbiens. En élevages de poules pondeuses, les
premières références ont été établies au second semestre
2003. Elles confirment que la pression animale sur la zone
frontale en élevage de pondeuses est égale voire supérieure aux
élevages de poulets Label.
Pour ces différents raisons, la zone
frontale apparaît donc comme la zone à étudier afin de
maîtriser au mieux les risques de pollutions en azote et
phosphore mais aussi bactériologiques et parasitaires. Elle
suppose ainsi des aménagements matériels et des pratiques
adéquates, qui permettraient par ailleurs de maintenir une forte
image du produit fini.
RESULTATS
La présente action s'est
intéressée spécifiquement à la zone frontale du parcours en
élevage de poules pondeuses. Elle a eu pour objectif de tester 3
nouvelles stratégies de gestion des parcours : un aménagement de
type grillage posé au sol, de type caillebotis posé au sol, et
le préau et d'en étudier les conséquences.
Ces aménagements ont été testés
sur les parcours des fermes pilotes pondeuses Rhône Alpes et sur
une 3e ferme. Les paramètres suivis ont été les suivants :
- Mise en place des aménagements
- Suivi de l'utilisation des
aménagements et du parcours par étude comportementale
- Comparaison de l'utilisation
globale des parcours aménagés et témoins
- Comparaison de l'utilisation des
aménagements par rapport à des zones frontales « nues »
- Etude du bilan global des fientes
émises dans le bâtiment
- Suivi du développement des micro
organismes dans le sol
- Suivi des performances
zootechniques des lots
- Evaluation de l'impact
économique des aménagements (investissements, frais d'entretien,
travail et main d'oeuvre nécessaire à l'entretien, possibilité
de leur prise en compte dans le calcul des densités animales...)
A la vue de ces essais, il a pu
être mis en évidence que les aménagements posés au sol de type
grillage ou caillebotis avaient un effet déstabilisant pour les
poules (lorsque la largeur était suffisante 3m60, sans effet sur
des largeurs de 1m20 après le trottoir) et stabilisant pour le
sol, limitant ainsi la formation de flaques d'eau, réservoirs à
microbisme.
Cependant, si ce concept est
retenu, le système choisi doit être facilement maniable pour
être déterrer en cours de bande, il a en effet tendance à
s'enfoncer dans le sol ou à être enterré rapidement par les
poules. Ainsi, le système caillebotis n'est pas envisageable dans
le cadre d'élevages commerciaux. Une fois les caillebotis remplis
de matière organique, ils sont très difficilement déplaçables
et démontables. Le système grillage est pour sa part plus
intéressant mais nécessite d'être déterrer en cours de bande,
puis enlever en cours de vide sanitaire pour le nettoyage du
parcours.
La présence d'un préau accolé au
bâtiment a lui tendance à concentrer les poules sur cette zone.
PARTENARIAT
:
L'étude a été réalisée
en partenariat avec le SYNALAF.
COFINANCEMENT
:
L'étude a été cofinancée
par l'OFIVAL et l'association PEP.
Si vous souhaitez plus
d'informations, vous pouvez contacter l'ITAVI,
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