CONTEXTE ET
OBJECTIFS :
Malgré une réglementation rigoureuse, des
altérations sur le jambon cuit supérieur peuvent apparaître de
façon sporadique. En effet, certains industriels constatent
épisodiquement dans la masse du produit de mauvaises odeurs, du
mucus filamenteux, et le gonflement des barquettes conditionnées
sous atmosphère modifiée pour le jambon cuit prétranché.
Ces observations associées à des analyses
bactériologiques sur les produits à défauts ont permis de
conclure à une origine microbienne du phénomène.
Il s’agirait de bactéries lactiques
hétérofermentaires capables de se développer au froid qui
correspondraient à des lactobacilles et à des Leuconostoc.
L’objectif de ce programme est d’identifier
le ou les germes responsables des défauts rencontrés par les
industriels et de déterminer s’il existe une diversité des
espèces microbiennes mises en cause dans ces altérations, grâce
à un partenariat de 7 entreprises. Une meilleure connaissance de
ces germes permettra aux industriels de mieux cibler les
paramètres qui pourraient être à l’origine des défauts, et d’apporter
les actions correctives adéquates.
PROGRAMME DE TRAVAIL :
Les prélèvements ont été organisés
selon deux saisons : au printemps 2003 et en automne de la même
année. Chaque entreprise a expédié à l’ADIV, dès leur
fabrication et sous conditions réfrigérées, 5 sachets de jambon
cuit supérieur tranché. Dès réception des produits et jusqu’à
leur DLC, les échantillons ont été stockés à 8°C. L’apparition
et le type des défauts ont été recensés tout au long de la
conservation des jambons.
Seule la flore lactique hétérofermentaire
est recherchée rassemblant les Lactobacillus hétérofermentaires
et les Leuconostoc.
RESULTATS :
L’évolution des techniques moléculaires
a permis d’améliorer l’identification des germes pathogènes,
d’altération ou les flores technologiques issus des produits
fermentés ou transformés garantissant ainsi la fiabilité des
analyses. Cette évolution méthodologique a eu un grand intérêt
dans ce programme. La méthodologie employée a permis l’identification
des espèces responsables des défauts observés sur les jambons,
il s’agit de Leuconostoc carnosum (49%) et de Leuconostoc
mesenteroïdes (18%).
FINANCEMENTS : OFIVAL
et industriels
Pour tout renseignement complémentaire,
consulter le rapport en ligne et/ou contacter l'ADIV.