LES CAHIERS DE L'OFIVAL
L’élevage bovin, ovin et caprin au recensement agricole de 2000
Etude réalisée par l’Institut de l’Elevage pour le compte de l’OFIVAL
Parue en février 2003
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Tous les 10 ans, le Recensement agricole permet de dresser un portrait très détaillé de l'agriculture française.
Ce travail montre l'extraordinaire diversité des exploitations d'élevage de ruminants (bovins, ovins, caprins) qui est considérée, tantôt comme une composante essentielle de la variété et de la qualité des productions nationales (viandes et produits laitiers), tantôt comme une entrave à la rationalisation des filières.
Cette grande diversité est explorée dans une deuxième partie après avoir tiré les enseignements principaux de l'évolution des cheptels et de ses conséquences sur l'utilisation du territoire.
Le document s'achève avec une estimation quantitative de l'origine du lait de vache et de la viande bovine et ovine.
I - LES CHEPTELS……………………………………………………………………………........ |
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Bref aperçu historique…………................................................................................…..................... |
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Une carte laitière plutôt stable.....................................................................…… …….... ................. |
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840 000 vaches allaitantes en plus à la conquête des surfaces en herbe.................................... |
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Au final, recul du cheptel vaches en zones de plaine, maintien ou |
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augmentation en zones défavorisées........................................................................….................... |
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Brebis nourrices : la concentration géographique se poursuit...........................…......….............. |
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Davantage de brebis laitières.............................................................................………................... |
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Une dynamique caprine pilotée par les entreprises..........................................……….................. |
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Conséquences de l’évolution des cheptels sur l’utilisation du territoire.................. ….. .............. |
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Relatif maintien de la place du maïs et de l’herbe au sein de la SFP.......... ……………............. |
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Niveau d’intensification des systèmes fourragers : un fort gradient nord-sud............…............... |
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41% du cheptel reproducteur dans les zones vulnérables................................…..……................ |
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II - LES EXPLOITATIONS……………………………………………………………………......... |
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86 000 très petits élevages..................................................................................……...................... |
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262 000 exploitations sur tout le territoire.............................................................……................... |
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L’élevage domine chez 70% des producteurs.......................................................…...................... |
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26% des élevages sont mixtes...................................................................................…................... |
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Les exploitations laitières bovines.............................................................................…................... |
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Les exploitations allaitantes bovines.......................................................................…...................... |
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Les exploitations ovins viande sans autres ruminants..........................................…….................. |
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Les exploitations ovines laitières...................................................................................................... |
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Les exploitations caprines........................................……..................................……....................... |
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Les élevages de veaux de boucherie en atelier.............................................................................. |
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III - CONTRIBUTION DES SYSTEMES A LA PRODUCTION DE VIANDE ET DE LAIT .... |
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Lait de vache : plus de 60% par les spécialisés.............................................................................. |
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Viande bovine : la moitié est assurée par des éleveurs avec des références laitières…........... |
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Viande ovine : le 1/3 de la production par les spécialisés allaitants............................…. ............. |
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ANNEXE : Clés typologiques.............................................................................................................. |
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Les 348 359 exploitations ayant des ruminants dénombrés lors du dernier Recensement Agricole (2000), soit un peu plus d’une sur deux, gèrent les 2/3 de la SAU nationale et tiennent une place très importante dans l’agriculture française.
Cette activité d’élevage est pratiquée de façon extrêmement diverse dans ces exploitations pour lesquelles elles présentant une importance très variable. Néanmoins toutes participent à une production de lait (de vaches, de brebis ou de chèvres) et de viande bovine ou ovine dont on cherche à évaluer l’offre quantitativement et qualitativement.
Ces productions de ruminants étant encore très largement attachées au sol, par le biais de la valorisation de surfaces fourragères, les systèmes d’élevage pratiqués sont liés aux conditions pédo-climatiques mais sont aussi le fruit de l’histoire et du contexte socio-économique local, en particulier des filières de produits qui s’y sont développées.
L’association d’une typologie d’exploitations permettant de contrôler les principaux facteurs de cette diversité (combinaison de production, spécialisation ou mixité du cheptel, niveau d’intensification fourragère, type d’animal produit ou de commercialisation suivant l’atelier dominant) et d’un zonage de la France en 8 grandes zones distinguées sur la place de l’élevage et la nature des ressources fourragères mobilisées (fourrages cultivés, prairies permanentes, parcours et alpages) permet de quantifier et de caractériser les différents systèmes de production en présence à l’aide des variables du recensement agricole :
- dimension et composition du cheptel, des surfaces (place de l’herbe et du maïs ensilage en particulier), de la main-d’œuvre (familiale, salariée), niveau d’intensification animale et fourragère,
- droits à primes et droits à produire,
- importance des formes sociétaires et des exploitations à temps partiel,
- âge des chefs d’exploitation et perspectives de succession,
- engagement dans des productions sous signes de qualité (agriculture biologique, AOC, label, …)
- activités para-agricoles (vente directe, transformation, accueil,…).
Le poids des différents systèmes dans la production est estimé pour la production laitière à travers le quota laitier renseigné pour la première fois en 2000 et pour la production de viande bovine à l’aide du cheptel présent et de coefficients issus des modélisations réalisées dans le cadre des réseaux d’élevage.
L’exhaustivité du recensement agricole permet une spatialisation très précise de ces types d’exploitation dont le degré de concentration est extrêmement variable. Cette représentation cartographique instantanée peut être enrichie par des cartes d’évolution permettant de retracer la forte évolution des cheptels et des surfaces fourragères depuis le RGA de 1988 :
- dissémination des vaches allaitantes en dehors des zones allaitantes traditionnelles et augmentation de leur nombre dans ces zones en partie dues à des substitutions vaches laitières/vaches allaitantes ou brebis viande/vaches allaitantes.
- repli généralisé des vaches laitières, avec toutefois une meilleurE résistance en zone de montagne, associé à un fort recul des surfaces en prairies au profit des cultures (le maïs ensilage étant relativement stable),
- évolution contrastée du cheptel ovin viande : fort repli dans les bassins Centre-Ouest et Nord Massif Central, stabilité ou légère progression dans un nombre limité de bassins en zones de montagne ou dans le Sud-Est ou Sud-Ouest,
Les traitements que nous avons réalisés sur le Recensement agricole 2000 avec l’aide du SCEES ont donc eu pour objectif de caractériser la diversité des systèmes d’exploitation avec herbivores et de quantifier leur cheptel et leurs productions.