LES CAHIERS DE L'OFIVAL

 

Production de jeunes bovins en France :
un repli accentue par le découplage

Etude réalisée par l’Institut de l’Elevage pour le compte de l’OFIVAL
Parue en juin 2004

 

SOMMAIRE

PRINCIPALES CONCLUSIONS

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Prix 25 €

 

OBJECTIFS DE L'ETUDE :

Après les crises successives des dernières décennies à l’origine de l’élimination d’un grand nombre d’engraisseurs spécialisés de viande bovine, les nouvelles crises médiatiques et d’effondrement de consommation des années 1996, puis fin 2000 et 2001, ont mis à mal l’engraissement des jeunes bovins sur le sol français. Actuellement les fortes incertitudes sur l’avenir du marché européen (préférences italiennes aux veaux engraissés et abattus en Italie) et du marché intérieur français, ainsi que sur l’évolution du régime des aides dans la future PAC, sont autant de signaux qui inquiètent les éleveurs laitiers et allaitants qui engraissent des jeunes bovins, et qui menacent l’activité des filières.

Comment maintenir ou développer une activité d’engraissement en France alors qu’on enregistre la volonté des responsables européens de favoriser l’élevage extensif sur de grandes surfaces herbagères (aides complémentaires dites de " surprime extensif ", aides environnementales, primes à l’herbe sous conditions environnementales…et maintenant " découplage ") ce qui rime plutôt avec agrandissement vue comme la résultante d’une certaine " intensification " et d’une recherche de valeur ajoutée sur ressources propres.

En d’autres termes, peut-on en zone herbagère semi-intensive ou en zone herbagère naturellement plus extensive résister encore à l’appel d’une production d’animaux maigres ou d’animaux repoussés allant se faire engraisser dans les zones intensives de la plaine du Pô ou de la Catalogne ? A quelles conditions ? Peut-on parallèlement en zones de polyculture – élevage à bon potentiel maïs, mais à structures modestes, ou en zones à rendements en céréales modestes, envisager le maintien ou le développement d’une production de jeunes bovins ? Quelle part gardent les jeunes bovins dans le cadre de l’agrandissement des exploitations face à la concurrence des céréales et de l’accroissement du quota laitier ?

Pour mieux appréhender l’avenir de ce secteur fragile, il est prévu d’interroger un certain nombre d’éleveurs français qui pratiquent l’engraissement de jeunes bovins sur l’évolution passée et sur les projets d’exploitation : dans quelles situations y a-t-il maintien ou progression possible de cet engraissement, dans quelles situations y a-t-il repli et avec quelles conséquences ?