LES CAHIERS DE L'OFIVAL
Les filières Bobby Calves en Nouvelle Zélande et en Australie
Parue en septembre 2002
|
|
|
OBJECTIFS DE L'ETUDE
Faire un diagnostic des filières de valorisation des veaux de 8 jours en Australie et en Nouvelle-Zélande, à travers l’activité des opérateurs qui interviennent dans les différents secteurs (élevage, coopérative laitière, abattage, découpe transformation, exportation, administrations),
Mettre en évidence les mécanismes de formation du prix payé à l’éleveur, en relation notamment avec le prix du lait et la valorisation des produits,
Etudier l’adéquation des produits (viande, peau, abats) à la demande et notamment approfondir le volet réglementaire relatif au statut de la viande de veau de 8 jours,
Définir les pays destinataires des produits ainsi que le contexte concurrentiel et d’identifier les principaux enjeux de cette filière.
Introduction
A/ L’économie bovine en Nouvelle Zélande et en Australie
En Nouvelle Zélande – Source Meat NZ
En Australie – Source Meat Livestock Australie
La production laitière en Nouvelle Zélande et en Australie
B/ Les filières Bobby Calves
La filière Bobby Calves en Nouvelle Zélande
La filière jeunes veaux en Australie
Conclusion
Depuis longtemps, la Nouvelle Zélande et l’Australie, du fait des conditions très particulières de leur production laitière (plein air, taille du troupeau, alimentation à base de pâturage, etc…) ont dû rechercher une valorisation pour une part importante de leur veaux laitiers qui n’ont pas de débouché vers la production de viande rouge.
C’est pour répondre à cette nécessité que l’abattage de ces jeunes veaux et la valorisation de la viande à travers la consommation humaine se sont développées au point de constituer des filières commerciales bien structurées, bien organisées pour exporter l’essentiel de cette viande de jeunes veaux. En effet, la consommation domestique de viande de veau – inexistante en Nouvelle Zélande, faible en Australie a obligé ces pays à rechercher les débouchés possibles à l’exportation.
La concentration dans le temps des veaux disponibles et leur grand nombre a permis de développer une véritable industrie des bobby calves qui peut mieux valoriser les abats, la présure, les peaux et ainsi retourner vers les éleveurs laitiers environ 50 % de la valorisation finale soit environ 25 € par tête pour l’éleveur laitier.
L’émergence de sociétés qui commercialisent chacune 50 % et plus des bobby calves de leur pays montre que la concentration est aussi souhaitable pour être dynamique à l’exportation, maintenir et s’ouvrir de nouveaux marchés.
Les professionnels et les autorités de ces pays restent étonnés par la question concernant le statut de cette viande au regard de la consommation humaine : pour eux, elle répond à toutes les règles d’hygiène sanitaire au même titre que les autres viandes.
Cette filière bobby calves ne constitue pas une exception, elle a sa place dans l’économie bovine de ces deux pays et à priori, elle ne bénéficie d’aucun soutien extérieur (public ou interprofessionnel) ; elle a trouvé son propre équilibre.
La préoccupation du " bien-être " des jeunes veaux est très présente pour prévenir tout mouvement d’opinion soit national, soit extérieur, qui pourrait gêner cette activité.