LES CAHIERS DE L'OFIVAL
Viande bovine en Italie / Juin 2000
Etude réalisée par l'Institut de l'Elevage pour le compte de l'OFIVAL
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OBJECTIFS DE L'ETUDE
I L'ITALIE : UN MARCHE BIEN PARTICULIER
11 Une consommation spécifique
12 Un aval en pleine évolution
13 La viande importée : tradition au Sud, opportunité au Nord
14 Les moteurs de l'engraissement en Italie
II LES SYSTEMES DE PRODUCTION : UNE REALITE CONTRASTEE
21 Pas seulement une affaire de spécialisés
22 Micro production dans une multitude d'exploitations, mais 1/3 des exploitations détiennent les 3/4 des effectifs
23 Pas plus de 6 000 ateliers d'engraissement
III DES LOGIQUES ET DES TENDANCES DIFFERENTES
31 Les petits engraisseurs sont de moins en moins nombreux, de même que les investisseurs purs
32 Des interrogations chez les engraisseurs spécialisés
33 Les " stalle sociali " - coopératives de production- en difficulté
34 Recul de la " soccida "
35 Développement de l'élevage intégré
IV UNE PRODUCTION PERFORMANTE...MAIS FRAGILISEE
41 Tensions sur les prix de la viande et du maigre
42 PAC : plus d'effet pervers que de cohérence ?
43 Des charges fixes souvent réduites
44 L'alimentation : du maïs à toutes les sauces !
45 Une rentabilité insuffisante ?
46 Approche des résultats technico économiques
47 Coûts de production : comparaison peu favorable à l'Italie
V QUELLES PERSPECTIVES POUR LA PRODUCTION FRANCAISE
51 Des poids et des prix tirés vers le bas
52 Pas de croissance pour l'élevage allaitant italien
53 Perspectives pour le maigre
54 Quelles perspectives pour la viande finie française au delà des Alpes ?
RENFORCER LA COHERENCE DE LA RELATION FRANCO ITALIENNE
PERSPECTIVES D'APPROFONDISSEMENT
ANNEXES
L'Italie est au niveau européen le second consommateur de viande bovine et sa situation largement déficitaire en fait un marché privilégié pour l'ensemble des pays excédentaires en Europe, notamment la France. Fortement tourné vers le jeune bovin, ce marché est essentiel pour la valorisation des mâles français, qu'ils soient exportés sous la forme de viande finie ou sous celle d'animaux maigres engraissés en Italie. L'équilibre entre ces deux débouchés est en enjeu fort pour notre élevage.
La situation en Italie connaît actuellement des évolutions fortes et rapides, sur fond d'intégration européenne et de convergence des critères économiques, monétaires et budgétaires (Maastricht) : une normalisation fiscale, qui pousse à la moralisation du secteur et à sa professionnalisation; une croissance de la Grande Distribution Organisée (GDO), qui accélère la normalisation de la demande et accentue la pression sur les marges.
Bien que comme ailleurs en Europe le phénomène ESB (" mucca pazza ") ait donné une prime à la viande nationale (c'est à dire abattue en Italie), ces nouvelles contraintes et les cahiers des charges mis en place par la GDO semblent mettre les engraisseurs italiens en situation moins favorable.
La production de maigre français, s'appuyant sur des races allaitantes aux qualités reconnues, a su tirer parti de ce contexte en s'y adaptant. Elle a pu ainsi accroître sa part de valeur ajoutée dans une filière soutenue par des prix de marché globalement élevés.
La production française de gras en revanche, pourtant compétitive d'un strict point de vue technico économique, n'a pas su mettre en place les stratégies lui permettant de se développer durablement sur ce marché.
A quel nouveau rapport de prix du gras / maigre conduira la nouvelle PAC ? Comment se redistribueront les aides entre les différents maillons, et entre les deux côtés des Alpes ?
Au delà des prix, les évolutions en cours en Italie ne risquent elles pas d'induire de nouvelles pressions sur notre production de maigre (poids - périodes) ?
L'exportation de viande finie peut-elle être développée, et dans quelles conditions ? Ces deux volets maigre et gras de notre activité " mâles " du troupeau allaitant sont-ils auto concurrents, ou au contraire reflètent-ils des stratégies différentes, mais complémentaires, d'opérateurs ?
Ces stratégies correspondent-elles à la meilleure efficacité globale des systèmes de production de part et d'autre des Alpes, et plus globalement des différentes zones de production en Europe, doivent-elles être reconsidérées ?