LES CAHIERS DE L'OFIVAL
APPROCHE DES COUTS DE
PRODUCTION
ET DES DETERMINANTS DU REVENU
EN ELEVAGE OVIN VIANDE
Etude réalisée par l’Institut de l’Elevage
pour le compte de l’OFIVAL
Parue en septembre 2005
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OBJECTIFS DE L'ETUDE
La mise en place du découplage entre aides et compensations d’un côté et prix et productions de l’autre accentue la nécessité d’une optimisation des coûts de production dans toutes les spéculations agricoles concernées. Cela est particulièrement vrai en production de viande ovine, où l’éventail des performances technico-économiques peut être très étendu. Une meilleure approche de ces coûts et de leurs composantes est donc indispensable.
Parallèlement, il convient de mieux connaître la hiérarchie des effets des différents facteurs pouvant influer sur le revenu des exploitations pour préciser le poids de tel ou tel " levier " dans l’amélioration des résultats économiques.
C’est autour de ces deux objectifs que l’étude a été conduite.
Pour les coûts de production, dans l’échantillon des 19 cas-types étudiés, à la diversité des systèmes correspond une large gamme de résultats techniques : cette diversité se retrouve au niveau des charges opérationnelles puisqu’elles varient de 1.61 à 5.89 euros par kg de carcasse.
Si l’on prend en compte l’ensemble des charges opérationnelles et de structure (celles relatives à la rémunération de la main d’œuvre familiale comprises, sur la base de 60% du revenu de référence), les coûts de production totaux varient dans un rapport de 1 à 2 : de 6.29 à 12.66 €/kg. Mais pour 15 des 19 cas-types, les coûts sont assez proches : entre 6 et 8 €/kg, les systèmes les plus productifs supportant les coûts de production les plus faibles.
Dans le contexte de la conjoncture 2003, le produit de la vente des agneaux augmenté des primes " ovines " permet dans tous les cas de couvrir le coût de production hors rémunération de la main d’œuvre familiale. II n’en est plus de même si l’on intègre la rémunération de la main d’œuvre familiale : pour 7 cas-types le total des charges affectées à l’atelier ovin viande est supérieur à la somme " prix de vente des agneaux et montant des primes ovines ".
Les meilleurs résultats sont obtenus par les cas-types qui allient une bonne maîtrise des charges et une productivité du travail élevée.
L’étude sur les déterminants du revenu en élevage ovin viande a été conduite sur les exploitations ovines spécialisées des réseaux d’élevage, soit un total de 492 exploitations x années entre 2001 et 2003.
Dans tous le modèles statistiques testés, le rôle de la technicité, et plus particulièrement de la productivité numérique des brebis, se confirme prépondérant dans l’obtention d’un bon niveau de revenu.
Dans le dernier modèle analysé, la hiérarchie est très nette : les facteurs structurels de dimension n’interviennent qu’après les grands leviers d’amélioration de la marge brute par brebis (productivité, prix, charges d’alimentation directe), mais aussi après la plupart des charges de structure rapportées à la brebis. L’impact de la productivité est plus de deux fois supérieur à ceux du prix/kg, du poids des agneaux ou de l’effectif de brebis.