LES CAHIERS DE L'OFIVAL
Les systèmes de production du porc en France
Typologie des exploitations agricoles ayant du porc
Etude réalisée par l’Institut Technique du Porc pour le compte de l’OFIVAL
Parue en septembre 2003
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OBJECTIFS DE L'ETUDE
L’objectif général de l’étude est d’identifier et caractériser des systèmes types représentatifs des exploitations françaises ayant des porcs. L’étude prend en compte les caractéristiques de l’atelier porcin, de l’exploitation et des autres productions associées au porc.
Basée sur les informations issues du dernier recensement agricole, la classification repose sur un traitement analytique et statistique des données. Le champ de l’étude est représentatif de la réalité économique de la production porcine. Il concerne les exploitations ayant au moins 5 truies ou 20 porcs, soit 99 % du cheptel français, pour seulement un tiers des exploitations détentrices de porcs. Les variables définies permettent de caractériser la totalité des ateliers présents et sont regroupées par thème concernant l’atelier porcin, les autres activités, les hommes et l’environnement de l’exploitation
Résumé
Sommaire
Tableaux et figures
Liste des abréviations
Introduction
Chapitre 1 Caractéristiques des exploitations françaises ayant des porcs
1.
Répartition des effectifs porcins en 2000 et leurs évolutionsEffectifs tous porcs1.1.
1.2.
Effectifs de truies1.3.
Les porcs à l’engrais1.4.
Conclusions2.
Structure des élevages de porcsEffectifs tous porcs2.1.
2.2.
Élevages ayant des truies2.3.
Élevages ayant des porcs à l’engrais2.4.
Conclusions3.
Insertion du porc dans les exploitationsSurface des exploitations porcines3.1.
3.2.
Part des céréales et des protéagineux dans la SAU3.3.
Densité porcine intra-exploitation3.4.
Place du porc dans la valeur ajoutée des exploitations3.5.
Productions associées à la production porcine3.6.
ConclusionChapitre 2 Élaboration de la typologie méthode d'étude
1.
Élaborer une typologie : un exercice complexeComment décrire une exploitation ?1.1.
1.2.
Bases de données disponibles1.3.
Quelle méthode utiliser ?1.4.
Comment caractériser les systèmes de production porcine2.
Matériel et méthodeMatériel : présentation du RA 20002.1.
2.2.
Méthode d’analyse retenue2.3.
Logiciels utilisésChapitre 3 Résultats de l'analyse statistique et mise au point de la typologie
1.
Définition de la populationChamp de la typologie1.1.
1.2.
Caractéristiques des exploitations de moins de 20 porcs ou 5 truies1.3.
Exploitations ayant des capacités à produire mais pas de porcs présents2.
Choix des variablesDonnées brutes recueillies lors du recensement2.1.
2.2.
Variables d’enrichissement calculées par le SCEES2.3.
Création de variables2.4.
Recodage des variables issues du RA 20003.
Analyse de donnéesCohérence des données3.1.
3.2.
Analyse descriptive des données3.3.
Transformation des données3.4.
Analyse en composantes principales3.5.
Analyse factorielle des correspondances multiples3.6.
Classification mixte3.7.
Test de stabilité des classes obtenues3.8.
Analyse discriminante : premier aperçu de la qualité de la typologieChapitre 4 Résultats : typologies opérationnelles des exploitations françaises ayant des porcs
1.
Caractéristiques des typologies obtenuesTypologie en 4 classes (4.0)1.1.
1.2.
Typologie en 6 classes (6.0)1.3.
Typologie en 9 classes (9.0)2.
Transposition de la typologie à d’autres sourcesCréation d'une grille d’extraction : rappel de la méthode2.1.
2.2.
Application : analyse discriminante et mise au point de la grille d’extraction3.
Application de la typologie aux données du RGA de 1988Résultats 1988 pour la typologie en 4 classes3.1.
3.2.
Résultats 1988 pour la typologie en 6 classesconclusion
Bibliographie
Bien que considérée comme " hors-sol ", la production porcine est généralement insérée au sein d'une exploitation agricole. Les autres productions et la surface disponible jouent un rôle important sur le fonctionnement et les potentialités de l’atelier porcin. L’étude réalisée propose une typologie des exploitations agricoles ayant des porcs. L'approche prend en compte les caractéristiques de l’ensemble de l'exploitation.
Basée sur les informations issues du dernier Recensement agricole (RA 2000), la classification repose sur un traitement analytique et statistique des données. Le champ de l’étude est représentatif de la réalité économique de la production porcine. Il concerne les exploitations détenant au moins 5 truies ou 20 porcs, soit 99% du cheptel français, pour seulement un tiers des exploitations détentrices de porcs. Les variables définies permettent de caractériser la totalité des ateliers présents et sont regroupées par thème concernant l'atelier porcin, les autres activités, les hommes et l'environnement de l'exploitation.
L’analyse des données (Analyse en Composantes Principales, Analyse factorielle des Correspondances multiples et Classification mixte) a permis d’identifier et de caractériser 3 typologies en 4, 6 et 9 classes. La classification en 4 groupes offre la vision la plus synthétique de la structure des systèmes d’exploitations produisant des porcs.

La typologie en 6 classes affine la typologie précédente. Elle divise en deux classes les exploitations céréalières (4.1) selon leur dimension (grands et petits céréaliers, respectivement 6.1 et 6.2) et les petites structures détenant des porcs (4.3), selon leur spéculation principale (bovins ou porcs). Les types 4.2 et 4.4 dont le poids est important respectivement pour le nombre de porcs et le nombre d'exploitation, sont restés inchangés entre les deux typologies.
La typologie en 9 classes pousse plus loin la segmentation. Les spécialisées porc sont divisées en deux, selon l'importance relative de l’atelier porcin et de la SAU (9.4 grands céréaliers avec grands élevages porcins et 9.5 spécialisées porcs). Les exploitations de type 6.6 (bovins lait/porcs) sont séparées entre celles qui ont un petit élevage engraisseur en complément de l’atelier bovin lait (9.8) et les GAEC bovin lait / porc naisseur engraisseur (9.9). Le type 6.2 (petits céréaliers) a également été segmenté. La pertinence de l'éclatement des types céréaliers est cependant posée, du fait de la difficulté à interpréter les classes obtenues et parce que l'analyse statistique révèle que la typologie en 9 classes est peu stable. C'est pourquoi, au final, une typologie en 8 types peut être retenue, qui conserve les regroupements des types céréaliers (6.1 et 6.2) de la typologie en 6 classes.

L’application des typologies en 4 et 6 classes au recensement agricole de 1988 souligne l’évolution des systèmes d’exploitations ayant des porcs sur la période récente et tout particulièrement le développement des exploitations spécialisées. Elle valide aussi des grilles d'extraction qui pourront s'appliquer aux enquêtes intermédiaires sur les Structures, permettant de suivre de manière rapprochée l'évolution des systèmes (périodicité biennale).