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Le marché des produits laitiers, carnés et avicoles en 2007 -------------------------------------------------------------------- LE MARCHE DU CHEVAL ------------------ La production de l’Union européenne à 25 a connu un sévère repli en 2007, estimé à environ 20 %. Cette diminution est essentiellement imputable à l’Italie dont les abattages ont reculé de 40 %. D’importants changements sont intervenus en 2007 concernant les échanges, d’une part au niveau du commerce intra-communautaire, d’autre part avec les Pays Tiers. Les échanges d’animaux vivants au sein de l’Union européenne ont fortement diminué (‑ 15 %). Des pays comme la Pologne, les Pays-Bas, l’Espagne, la France ont fortement réduit leurs ventes d’animaux vivants ou les ont pratiquement stoppées comme l’Irlande. En revanche, les échanges de viandes ont progressé d’environ 5 %. Les exportations de la Pologne et des Pays-Bas ont sensiblement augmenté. Concernant le commerce avec les Pays Tiers, les volumes importés ont diminué. Toutefois, l’arrêt des exportations américaines de viande de cheval au cours de l’année suite à la fermeture des derniers abattoirs a conduit les importateurs européens à trouver de nouvelles sources d’approvisionnement, les Etats-Unis participaient encore en 2006 au quart des achats européens sur le marché international. Les échanges de viandes avec les Pays Tiers n’ayant connu que peu de variations par rapport à 2006, la consommation, mesurée par bilan, a également fortement diminué d’un peu plus de 12 %. En France, en 2007, la production a diminué pour la 6ème année consécutive (‑ 7,2 %). Les abattages ont reculé dans les mêmes proportions (‑ 6,3 % en têtes et ‑ 5,2 % en poids). Le commerce d’animaux vivants a connu un fort repli en 2007 avec une baisse marquée des importations (‑ 8,1 %) et des exportations (‑ 8,7 %). Il n’y a pas eu de transfert vers celui de viandes qui a connu un recul similaire : les ventes ont diminué de 7,0 %, les achats de 7,3 %. Sur l’Italie, les exportations d’animaux vivants, 1er débouché pour les opérateurs français, ont reculé (‑ 11,4 %) au profit de celles de viande (+ 23,6 %), conséquence de la forte baisse des abattages en Italie en 2007. Du fait de la baisse de la production et de celle des importations de viandes, la consommation de viande a connu un nouveau recul en 2007, estimé à près de 7 %. Dans un contexte d’offre limitée, les prix sont restés globalement stables, même si pour certaines catégories, ils se sont légèrement effrités. Pour l’année 2008, beaucoup d’incertitudes demeurent concernant le marché européen. D’une part la production italienne, qui a fortement baissé en 2007, sera-t-elle en mesure de rebondir en 2008 ? D’autre part, le maintien des importations européennes en provenance des Pays Tiers qui s’est effectué par le recours à de nouveaux fournisseurs après la défaillance des Etats-Unis est-il garanti en 2008 ? Concernant les échanges intra-communautaires, la réduction du commerce d’animaux vivants au profit de celui de viande devrait se poursuivre. En France, la production pourrait rester relativement stable. Le recul des importations plus important en volume que celui des exportations pourrait conduire à un nouvel effritement de la consommation.
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